Ou comment Paul Greengrass réussit brillamment à mettre en images une conspiration orchestrée par les plus hautes instances américaines lors de la guerre en Irak.
Le spectateur entre in medias res dans l'histoire, sous les explosions des bombes du conflit irakien. D'entrée il est bousculé, et le rythme haletant ne cessera de capter son attention. Il faut dire qu'un sujet comme la recherche infructueuse d'armes de destruction massive ne peut que piquer la curiosité.
Paul Greengrass s'est inspiré du best-seller Dans la Zone Verte : les Américains à Bagdad de Rajiv Chandrasekaran pour livrer un thriller passionnant, soutenu par l'excellent Matt Damon. En quelques mois, ce dernier a joué une taupe infiltrée pour le FBI (The Informant !), un rugbyman (aux kilos transformés en muscles dans Invictus) et un sous-officier héroïque, tout en restant toujours crédible et époustouflant de justesse. Dans Green Zone, il est notamment accompagné de Khalid Abdalla, touchant dans un rôle opposé à celui qu'il tenait dans Vol 93 (du même Paul Greengrass), et de Brendan Gleeson, connu pour avoir incarné le professeur Alastor Maugrey dans les 4ème, 5ème et 7ème volets d'Harry Potter au cinéma.
Cependant, même si le casting est réussi, ce n'est pas le seul point positif du film. La réalisation est si fine qu'on ne peut s'empêcher de penser à la réalité des faits (l'équipe a travaillé avec des vétérans de la guerre en Irak), et le montage brut appuie un scénario tendu auxquels se joint la musique de John Powell (qui a, entre autres, signé les partitions de Vol 93 et des trois volets la saga Jason Bourne).
Green Zone est un film vif, intelligent et maîtrisé, sur un thème relativement actuel et délicat.
Le spectateur entre in medias res dans l'histoire, sous les explosions des bombes du conflit irakien. D'entrée il est bousculé, et le rythme haletant ne cessera de capter son attention. Il faut dire qu'un sujet comme la recherche infructueuse d'armes de destruction massive ne peut que piquer la curiosité.
Paul Greengrass s'est inspiré du best-seller Dans la Zone Verte : les Américains à Bagdad de Rajiv Chandrasekaran pour livrer un thriller passionnant, soutenu par l'excellent Matt Damon. En quelques mois, ce dernier a joué une taupe infiltrée pour le FBI (The Informant !), un rugbyman (aux kilos transformés en muscles dans Invictus) et un sous-officier héroïque, tout en restant toujours crédible et époustouflant de justesse. Dans Green Zone, il est notamment accompagné de Khalid Abdalla, touchant dans un rôle opposé à celui qu'il tenait dans Vol 93 (du même Paul Greengrass), et de Brendan Gleeson, connu pour avoir incarné le professeur Alastor Maugrey dans les 4ème, 5ème et 7ème volets d'Harry Potter au cinéma.
Cependant, même si le casting est réussi, ce n'est pas le seul point positif du film. La réalisation est si fine qu'on ne peut s'empêcher de penser à la réalité des faits (l'équipe a travaillé avec des vétérans de la guerre en Irak), et le montage brut appuie un scénario tendu auxquels se joint la musique de John Powell (qui a, entre autres, signé les partitions de Vol 93 et des trois volets la saga Jason Bourne).
Green Zone est un film vif, intelligent et maîtrisé, sur un thème relativement actuel et délicat.





